30.04.2020

Freeski

Q&A avec Logan Pehota

Logan Pehota

25 ans, originaire de Permberton en Colombie Britannique, Canada.

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LOGAN PEHOTA
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Depuis combien de temps rides-tu avec Rossignol ?

L : Je m’appelle Logan Pehota, je viens de Pemberton en Colombie Britannique, et je fais partie de la team Rossignol, en quelque sorte depuis que je sais marcher. Mon père a été sponsorisé par Rossi pendant longtemps, je suppose que ce sont des choses qui se transmettent de père en fils, et me voilà !


Tu es depuis cette année équipé par Rossignol en textile aussi, comment s’est passée cette saison avec ton nouveau matériel ?

L : C’était en effet ma première année avec Rossignol Apparel après avoir porté du Oakley pendant quasiment toute ma vie, du coup j’étais un peu intimidé par ce changement, mais j’ai rapidement réalisé que c’était la bonne chose à faire. Mon matériel subit beaucoup avec la moto neige et le ski que je fais. Tout a été parfait lors des journées de tests sous la pluie, ou lorsqu’il faisait froid. La résistance à l’eau et la durabilité son excellents, et tout ça en étant les tenues de ski les plus légères que j’ai pu porter. Je suis définitivement impatient de pouvoir les porter à nouveau l’hiver prochain.


LOGAN PEHOTA
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Comment tu t’es retrouvé à faire des compétitions de ski ? Faisais-tu partie d’un club lorsque tu étais plus jeune ?

L : J’ai commencé le ski alpin en compétition quand j’avais 9 ans au Whistler Mountain Ski Club, j’y suis resté plusieurs années, puis je me suis dirigé vers le slopestyle avec le British Columbia Park et Pipe team pour encore quelques années. Après la phase freestyle, je me suis vraiment trouvé dans le Big Mountain, et à ce moment là j’avais 19 ans et j’étais sur le Freeride World Tour à faire le tour du monde pour des compétitions de freeride. Combiner les compétences que j’avais acquises pendant mes années d’alpin, et les tricks venants du slopestyle, ça semblait naturel d'évoluer vers le freeride.


Comment se sont passées les années sur Freeride World Tour ? Quelle étape était ta favorite ?

L : C’était génial ! J’ai eu la chance de parcourir le monde et rencontrer pleins de personnes, j’ai vraiment passé de bons moments pendant ces 4 années sur le Tour. Même si je n’ai jamais gagné le classement général, j’ai réussi à bien me classer plusieurs fois. Un de mes meilleurs souvenirs était ma deuxième compétition à Chamonix, lorsque je suis arrivée deuxième. C’était incroyable de marcher dans cette ville-station après la compétition. Ce lieu est chargé d’histoire, c'est l’emblème de la culture freeride, et moi-même j’ai pu faire parti de cette histoire avec ces années sur le Tour, pour sûr c’est un sentiment que je n’oublierai jamais. Bien sûr, je me souviens aussi de ma victoire en Alaska lors de ma première saison, et ma victoire à la maison, à Kicking Horse en Colombie Britannique.


LOGAN PEHOTA


Pourquoi as-tu choisi de quitter le Tour alors que tu étais au top ?

L : Au bout d’un moment, ça devenait de plus en plus de travail de rester sur le tour, le changement et la nouveauté des voyages devenait finalement épuisant. J’étais toujours loin de ma maison à attendre que la météo soit la plus clémente possible, pour au final faire une compétition avec des conditions de neige variables. Je manquais toutes les bonnes journées de ride ici, en BC, et l’opportunité de skier avec mes amis et ma famille. En fait à la fin, je voulais juste passer plus de temps à la maison, skier et faire de la moto neige. Ça m’a aussi donné l’opportunité de filmer plus et de sortir des segments dont je suis très fier avec MSP.


Comment s’est passé la transition de la compétition aux tournages ? Est-ce que ton état d’esprit est différent face à une caméra versus à juges ?

L : Ah oui ! Le tournage et la compétition, c’est comme le jour et la nuit. En compétition, tu dois choisir une ligne mais l’événement se déroule lorsqu’il y a les meilleures conditions de temps pour les juges et les caméras. Mais les conditions de neige ne sont pas forcément toujours les meilleures et tu n’as jamais tant de choix sur la face. Tu dois faire des choses que tu ne feras pas en temps normal avec ces conditions. C’est un peu stressant comme situation. A l’inverse, lorsque tu filmes, tu n’as pas vraiment à prendre autant de risques par rapport à ton choix de ligne que lors d’une compétition. Tu peux attendre pour avoir les meilleures conditions, prendre ton temps avant de te lancer. Au final, c’est juste beaucoup moins stressant et tu as plus souvent l’occasion de skier des bons spots lorsque tu filmes, comparé à une saison de compétition.


To père, Eric Pehota, était un pionnier du ski freeride, quelle a été son influence sur ton ski ?

L : Mon père m’a en quelque sorte tout appris ce que je sais du ski. J’ai passé beaucoup de temps avec lui en montagne, j’ai beaucoup appris de la sécurité et comment analyser les conditions de neige. Skier et apprendre de mon père m’a beaucoup aidé à me développer et à devenir le skieur que je suis aujourd’hui. Lorsqu’on était jeune, nous allions skier avec mon frère, et mon père nous prenait en photo. Ensuite nous les regardions et il nous disait ce que nous devions corriger dans notre posture et notre façon de skier sur chaque photo. Comme « tu vois, ta main est trop haute, regarde où est ton bâton, ce n’est pas du tout le bon angle. » Les retours et astuces qu’il nous faisait tout le temps m’a clairement transformé pour devenir le skieur que je suis face à la caméra aujourd’hui.


LOGAN PEHOTA
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Comment s’est passé l’hiver dernier pour toi ?

L : Il a été court, très court. Avec l’hiver qui a tardé à arriver en Colombie Britannique, le manque de neige s’est fait sentir jusqu’en janvier, et bien sûr écourté à cause du COVID 19, ça ne faisait plus que 2 mois de bon ski. J’ai malgré tout réussis à les optimiser pour avoir de bons shots, j’ai vraiment hâte de profiter d’une saison complète l’année prochaine.


Tu as eu un incroyable segment avec Matchstick l’année dernière, quels sont tes plans maintenant ?

L : J’ai passé la saison dernière à filmer avec mon ami Kye Petersen pour son projet « KINSHIP », avec Leo Hoorn derrière la caméra. C’était vraiment cool de travailler sur ce projet avec quelqu’un qui a grandit à mes côtés. Tout le monde devrait regarder ça quand ça sortir à l’automne.


Comment se passe la quarantaine ? Quelles sont tes activités pour passer le temps ?

L : J’ai fait beaucoup beaucoup de vélo, et j’ai acheté ma première moto cross, ça a donc été une période intéressante pour apprendre on va dire. C’est sûr que c’est très différent de la moto neige. J’ai fait aussi pas mal d’exercices pour rester en forme, jouer aux jeux vidéo. Passer du temps sur Warzone avec mes amis aide à garder une distanciation sociale.  


Qu’est-ce que tu fais pour rester positif en ces temps ?

L : Je fais en sorte de m’occuper le plus possible et ça m’aide vraiment à rester positif. M’évader un peu de la maison en faisant du vélo et de la moto aide pas mal à se sentir normal.


Est-ce que tu as hâte d’être déjà l’hiver prochain ? As-tu des projets sur lesquels tu vas te concentrer ?

L : Avec mon groupe d’amis, on a beaucoup réfléchi pendant la quarantaine, et avec la distanciation sociale et on a trouvé pleins de super idées de projets, mais malheureusement je ne peux pas encore les partager !




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