24.04.2020

Freeski

Parker White et Chris Logan Q&A

Parker White

28 ans, né dans le sud du Vermont, où il a grandi, il vit actuellement dans l’état de Washington.

Suivez-le sur Instagramet suivez aussi Nothing Official, son projet de film qui sortir l’hiver prochain.

Chris Logan

30 ans, originaire de Long Island, New York, et réside aujourd’hui à Whitefish, dans le Montana.

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PARKER WHITE

Depuis combien de temps ridez-vous avec Rossignol ?

: J’ai eu ma première paire de Rossignol via le commerciale Doug Daniel quand j’avais 13 ans, allant sur mes 14 il me semble. Nous faisions partie d’un programme qui à l’époque s’appelait Rossi Posse. Cela concernait Dahrkness (Chris Logan), Nick Miles et moi où l’on skiait avec Rossignol à Mount Snow. C’était il y a 15 ans, et depuis ce jour j’ai toujours ridé avec des Rossignol aux pieds.

C : Oui, Parker et moi nous avons signé au même moment, il y a 15 ans. Rossignol était mon premier sponsor lorsque j’étais ado et que je ridais sur la Côte Est, c’est un peu un rêve devenu réalité de pouvoir skier pour cette marque iconique depuis tout ce temps.


CHRIS LOGAN
Chris Logan
PARKER WHITE
Parker White

 


Quel est ton ski favori ?

P : Le Blackops Gamer (118), il a été mon ski favori pendant les 5 dernières années. Avec ce ski, on peut replaquer des switchs, des butters, mais il est aussi super stable à grande vitesse et sur des grosses lignes. Que demander de plus ?

C : La même, je ski le Gamer régulièrement. Avec, je flotte dans la poudreuse, le patin est solide, parfait pour faire des nose ou des tail butters, c’est le ski parfait pour le backcountry.


Vous avez tous les deux étés impliqués dans le développement des premières versions des Blackops, d’où vous vient l’idée?

C : Ouai, le 118 a définitivement comblé un manque dans la gamme freeride qu’il y avait au moment de la création de la première version. L’idée était d’avoir un ski freestyle, plus orienté backcountry. Nous ridions le Sickle pendant deux saisons, la production s’est ensuite arrêtée, nous avions donc besoin d’un ski plus joueur, pour toujours rider des sauts dans le backcountry et plaquer en switch dans la poudreuse. Le Sickle faisait environ 110mm au patin, on a donc gardé ce qu’on aimait de ce ski et on y a ajouté les caractéristiques qui selon nous étaient manquantes, c’est ainsi que le 118 est né.


Combien de versions ont été nécessaires avant d’avoir la paire parfaite ?

C : Le tout premier prototype qui a été produit est vraiment proche du 118 qui existe aujourd’hui. Lorsque l’on a eu la première version aux pieds, on l’a directement aimé. C’était tout ce que nous voulions. Lorsque Rossignol nous demandait ce que l’on voulait changer dans le prototype, nous avons répondu « rien » ! La seule chose qui a changé depuis, c’est la construction qui utilise plus de matériaux durables.

P : Ouai, comme dit Dahrk, la première version des Blackops qui nous a été envoyé était déjà parfaite. Nous n’avons pas fait de gros changements depuis la toute première fois où nous l’avons skié. Le shape est toujours le même avec quelques améliorations, notamment sur la provenance des matériaux (bois labélisé PEFC).


 

CHRIS LOGAN


 

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Est-ce que le développement du 118 à changé la perception de Rossignol dans votre entourage ?

C : C’est sûr. Je pense que ça a changé la perception de certains autours de nous qui ont un style similaire et avec qui on partage la même vision du ski. Certaines plus petites marques ont toujours été considéré comme cool, super spécialisée, alors que Rossignol avait un peu perdu l'affection des freeskieurs à ce moment. Ce ski a définitivement fait de l’œil à nouveau à cette communauté.

P : Je suis totalement d’accord. Les Blackops ont été créé spécifiquement par et pour les skieurs « core ». C’était l’opposé de la 7 série. Les BO étaient lourds, fait pour être chargés, sans logo, couleurs ou mises en valeur de technologie à l’instar des Soul 7. Je pense que nous avons reconquis une certaine communauté en faisant quelque chose de plus épuré, plus simple, et qui fonctionnait sans fioritures comme on a tant l’habitude de voir dans l’industrie.


Avec le lancement de la nouvelle gamme Blackops, quels sont les autres skis que vous utilisez ?

P : J’ai un peu skié le Sender Ti cet hiver à Nelson pendant le shooting Rossignol. Ça faisait vraiment longtemps que je n’avais pas eu des skis aussi directionnels aux pieds. Je ski pas mal le Holyshred (98) aussi, surtout dans le park et comme ski de printemps. Mais les Gamer restent mes préférés.

: Je ski pas mal le Holyshred (98) dans le park au printemps, mais la plupart du temps je m’en tiens au Gamer (118). Je les ride en toutes conditions et je suis super satisfait de la sensation à chaque fois. Pendant les 6 dernière années, mon artillerie de ski se composait souvent d’un seul ski. Les autres skis sont vraiment cool aussi, mais j’avoue que le Gamer restera mon favori, et c’est aussi celui qui correspond le plus à mon style de ski.


Quels ont été vos projets de l’hiver ?

P : Cet hiver a été génial ! Je l’ai passé à Mt. Baker et je me suis éclaté à rider dans la station et dans les alentours. J’ai beaucoup moins voyagé que les autres saisons. Je suis uniquement allé au Japon et à Nelson en début d’hiver. J’ai vraiment essayé de ne pas me concentrer sur un seul projet, on a beaucoup skié mais aussi beaucoup fait de snowboard. C’était vraiment cool d’avoir un peu un camp de base où il y a beaucoup de choses à faire.

C : Cette saison était vraiment cool. Différentes des autres avec des nouveaux plans et de nouveaux potes en fonction des projets, mais toujours à la recherche de poudreuse. La neige n’était pas forcément la meilleure autour de moi dans le nord du Montana, mais j’ai pu passer du temps à Mt. Baker Washington qui est un de mes endroits préférés. J’ai aussi pu profiter de journées de beau temps et de poudreuse autour de Jackson Hole Wyoming.


CHRIS LOGAN
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PARKER WHITE
Parker White

 


Est-ce que vous avez des projets à venir cet automne à partager ?

P : Cette saison j’ai travaillé sur un projet qui s’appelle « Nothing ». Une idée de Freedle Coty et moi-même. On voulait faire quelque chose de différents des productions de ski ou des segments traditionnels et y incorporer toutes les choses que l’on préfère dans le powsurf (snowboard sans fixations) et dans le snowboard. Du contenu est déjà en ligne sur notre instagram @nothing_official, et on sortira un film court de 10-15 minutes cet automne. Vous devrirez tous aller voir ça.

C : J’ai pu filmer un peu avec Henrik Harlaut et Karl Fostvedt pour le projet d’Henrik « Salute » qui sortira cet automne après deux ans de tournage. C’était vraiment cool de changer  de plans et de rider pour la première fois avec eux dans le backcountry. Ça faisait vraiment longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de skier avec Dollo, et c’était la première fois avec Karl, c’était super dynamique et ça m’a vraiment aidé à pousser mon ski. Avec Emil « Stogen » Granoo derrière la caméra, Daniel « Uncle D » Ronnback prenant les photos, Stept Studios au montage, je pense que ça va être un énorme carton. Pour sûr, allez checker ça quand ça sortira à l’automne. 


Comment se passe la quarantaine de votre côté ? Qu’est ce que vous faites pour passer le temps ?

C : Ça se passe bien, j’ai bricolé autour de ma maison avec ma copine et j’en ai profité pour me lancer dans des projets que j’avais en tête depuis longtemps, pas mal de temps à regarder des séries et films, sur le home trainer et beaucoup de cuisine aussi.

P : Honnêtement, je dors jusqu’à midi tous les jours, je traine dans ma maison, je regarde des films, je mange de la glace avec du whiskey, et ensuite je retourne me coucher. Rien de vraiment intéressant pour tout dire. J’ai commencé à faire de la guitare et avec ma copine nous nous sommes mis à faire des exercices, je suppose que c’est bon pour la sante… c’est à peu près tout.


Vous avez déjà des choses de prévu pour l’année prochaine ?

P : Déjà, j’espère vraiment que l’année prochaine le monde sera à nouveau ouvert. J’aimerai à nouveau filmer un segment encore plus long et complet, similaire à ce que l’on a fait cet hiver. On avait pleins de plans pour le mois d’avril qui ont évidemment été annulés comme QP Sesh à Mammoth, un heli ski trip à Valdez en Alaska, et aussi aller en Suède pour les Kimbo Sessions. J’aimerai aussi plus explorer autour de chez moi parce que je n’ai pas l’impression de vraiment connaître. Les plans changent tout le temps, par exemple, dés fois il y a une pandémie globale et la terre s’arrête brusquement, donc le mieux est de ne pas trop prévoir en ce moment.

: J’ai vraiment hâte de retourner skier et surtout de la poudreuse l’année prochaine, c’est sûr. J’espère que l’on aura un meilleur hiver ici dans le Montana pour que l’on n’ait pas à aller trop loin de la maison pour trouver de bonnes conditions. Possiblement, organiser quelques trips dans des endroits où je ne suis jamais allé, ou du moins pas depuis longtemp. Rider avec mes potes, et espérons avoir les mois de Mars, Avril et Mai pour skier, ce sont mes favoris.

J’espère que tout le monde est en sécurité et en bonne santé !

 

Merci,

Park & Dahrk

 





Prenez quelques minutes pendant vos journées confinées pour voir ou revoir Lite Years, le film avec Parker et Chris, produit par The Big Picture il y a deux ans.


The Big Picture | Lite Years from The Big Picture on Vimeo.

 

 

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